Activités en 2017


Grâce à l'amélioration du climat économique mondial et l'accélération de la croissance (+3% vs +2,4% en 2016), le chiffre d'affaires (CA) international des principaux groupes français de construction a progressé de 4,5% en 2017, pour s'établir à €37,5 Mds.

La part des activités internationales atteint un niveau toujours aussi élevé, représentant 43,4% de leur CA total en 2017 (37,3% en 2013).

Malgré un contexte économique plus favorable, l'évolution du CA est contrastée selon les régions : en Europe et en Oéanie, le CA a nettement rebondi (+10,5% et +20,9% respectivement). Il s'est en revanche contracté en Amérique du Nord (-4,6%), en Asie (-4%), en Afrique (-2,3%), en Amérique latine (-3,9%) et au Moyen-Orient (-21,5%). En Europe, la progression a concerné l'ensemble des composantes de la région (UE15, PECO et autres pays d'Europe). Alors que les activités en Europe centrale et orientale avaient fortement décru en 2016, elles se sont nettement développées en 2017 (+12,1%). La croissance du chiffre d'affaires dans les pays d'Europe occidentale a elle aussi été dynamique (+11,3%).

Depuis la récession de 2008, le classement des principaux débouchés, sans avoir connu de bouleversements extrêmes, a légèrement évolué :
  • l'Europe reste le principal débouché des groupes français avec 58,9% de leur CA international total en 2017 (soit €22,1 Mds) ;
  • l'Amérique du Nord figure en 2ème position depuis les six dernières années avec un CA de €4,8 Mds en 2017 (soit 12,8%) ;
  • l'Asie/Océanie se positionne au 3ème rang depuis 2015, devant l'Afrique. Le CA s'élève à €4,5 Mds en 2017 (soit 12%), répartis entre €3 Mds pour l'Asie et €1,5 Md pour l'Océanie ;
  • l'Afrique figure à la 4ème place (CA de €3,6 Mds, soit 9,6% du CA international) ;
  • la position de l'Amérique Latine (CA de €1,6 Md, soit 4,2% du CA international) reste inchangée depuis 3 ans, au 5ème rang des débouchés en 2017 ;
  • le Moyen-Orient se place au 6ème rang des débouchés (CA de €927 Mns, soit 2,5% du CA international).

    Au sein du continent européen, la part de l'UE28 est largement prépondérante puisqu'elle concentre 88% du chiffre d'affaires (€19,5 Mds) tandis que celle des autres pays d'Europe y contribue à hauteur de 12% (€2,6 Mds). Au sein de l'UE, la part des activités réalisées dans les nouveaux Etats-membres s'est nettement amoindrie par rapport à son niveau d'avant-crise, n'atteignant plus que 15,2% en 2017 contre plus de 30% jusqu'en 2011.

  • L'évolution de la répartition géographique du chiffre d'affaires international des groupes français de construction se caractérise ces dernières années par :
  • la prépondérance des activités internationales sur le continent européen : si ce phénomène s'est accentué entre 2002 et 2006 sous l'effet de l'intégration des PECO au sein de l'Union européenne, la part de cette région représente toujours plus de la moitié du CA international des groupes (58,9% en 2017). Depuis la crise de 2008, le poids des nouveaux entrants a fortement reculé et le volume d'affaires dépend pour une large part des pays d'Europe occidentale. La montée en puissance des autres pays d'Europe mérite aussi d'être soulignée depuis quelques années avec une hausse du CA souvent supérieure à celle de l'UE15 ;
  • un ancrage solide en Amérique du Nord : elle est le deuxième débouché des groupes français depuis 2012 et le poids du marché nord-américain en fait l'une de leurs zones prioritaires d'intervention ;
  • la montée en puissance de la région Océanie : la part de cette région est en croissance depuis 2012, atteignant 4,1% en 2017 ;
  • une présence géographique diversifiée : malgré un environnement économique instable et fortes disparités selon les pays/secteurs d'activités depuis la crise de 2008, tant dans les Etats développés que dans les pays émergents, les groupes français continuent d'y réaliser un volume conséquent. Outre leur intérêt pérenne pour l'Afrique, ils ont sensiblement développé leurs activités en Amérique Latine depuis quelques années (part de 4,2% en 2017 vs 2,9% en 2010). En Afrique, du fait d'un contexte concurrentiel croissant et de la baisse du cours des matières premières et du pétrole qui impacte certains pays de la zone, ils enregistrent depuis 4 ans un recul important de leur CA (-16% depuis 2013).


    Les infrastructures de transport représentent traditionnellement le premier secteur d'activité des entreprises françaises à l'étranger, avec 29,7% de leur chiffre d'affaires international en 2017 (€11,1 Mds). L'énergie occupe la deuxième place, représentant 28,5% du chiffre d'affaires total (€10,7 Mds), suivie du génie civil  avec 14,9% (€5,6 Mds), du bâtiment (10,9% ; €4,1 Mds) et de l'environnement/eau (7,4% ; €2,8 Mds). Les autres domaines d'activités sont : les services  (7%) et le maritime/offshore (1,6%).

    Les principaux domaines d'activité des groupes français à l'international ont connu une croissance soutenue en 2017 : +22,4% pour l'énergie, +8,7% pour le génie civil et +6,7% pour les infrastructures de transport. En revanche, le CA dans le bâtiment accuse un net repli pour la deuxième année consécutive (-14,2%) ainsi que l'environnement/eau (-21,3%).

  • L'évolution de la répartition sectorielle depuis ces dernières années se caractérise par :
  • la part prépondérante des infrastructures de transport (environ 30% du volume global), même si la hausse du CA depuis 2010 dans ce secteur reste limitée ;
  • le poids croissant de l'énergie (28,5% du CA en 2017 contre moins de 5% jusqu'en 2005) ;
  • la réduction importante de la part du bâtiment depuis 10 ans : alors qu'elle représentait un peu plus de 20% jusqu'au début des années 2000, elle s'établit à 10,9% en 2017.


    Documents
  • Résultats 2017 des groupes français de construction à l'international